Mario Buccellati ouvre sa maison à Milan en 1919 et prend le contre-pied de son époque : plutôt que la pierre, il met en avant le travail du métal, en réactivant des techniques de gravure héritées des orfèvres de la Renaissance. Le résultat, un or texturé qui accroche la lumière comme un tissu, est unique dans la joaillerie du vingtième siècle.
| Technique | Effet |
|---|---|
| Rigato | Lignes parallèles très fines, surface satinée et lumineuse |
| Telato | Croisillons évoquant la trame d'un tissu |
| Segrinato | Traits croisés en tous sens, aspect velouté |
| Ornato | Motifs de feuillages et d'animaux ciselés en relief |
Finesse et régularité de la gravure, qui reste faite à la main et ne se reproduit pas mécaniquement, poinçons italiens et signature de la maison, état du tulle d'or sur les pièces ajourées, titre et association des ors. Une gravure molle ou irrégulière est le premier signe d'une copie.
Elle s'adoucit avec les années sur les zones de frottement. Un léger adoucissement est normal sur une pièce ancienne, un effacement complet ne l'est pas.
Surtout pas au polissage classique, qui écraserait la gravure. Toute intervention doit être confiée à un atelier qui connaît ces techniques.
Francine Joaillerie est une maison indépendante spécialisée dans la seconde main et n'est affiliée à aucune des maisons citées.